Prochain arrêt : Novossibirsk, bienvenue en Sibérie !
Par Irena Domingo
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Novossibirsk est la capitale de la Sibérie, la troisième ville de Russie et la grande étape du Transsibérien entre Iekaterinbourg et Irkoutsk. N’attendez pas une ville de carte postale avec kremlin et coupoles dorées : elle est jeune, immense et profondément sibérienne. Mais elle abrite le plus grand théâtre d’opéra du pays (oui, plus grand que le Bolchoï), l’un des meilleurs zoos de Russie, le mythique Akademgorodok et une vie culturelle de premier plan. Si vous faites le Transsibérien, ne vous avisez pas de passer à côté.
Combien de temps s’arrêter ? Avec une journée complète, vous voyez l’essentiel du centre, presque tout à pied ou en métro. Avec deux jours, vous avez le temps de pousser jusqu’à Akademgorodok, le zoo ou la mer d’Ob. Voici quoi voir, comment y aller, comment vous déplacer, où manger et quand partir, avec des prix et des infos à jour.

Novossibirsk en 30 secondes : pourquoi s’y arrêter
Novossibirsk est née en 1893 grâce aux ouvriers qui construisaient le pont ferroviaire sur l’Ob, le fleuve qui coupe la ville en deux. Le tsar Nicolas II la baptise Novonikolaïevsk en 1903, puis elle prend en 1926 le nom de Novossibirsk, « Nouvelle Sibérie ». Sa croissance fut si fulgurante qu’elle est entrée dans le Livre Guinness des records comme la ville ayant atteint le million d’habitants le plus vite : il lui a fallu seulement 70 ans (Chicago en a mis 90, New York 250 et Moscou 700).
Aujourd’hui, elle compte environ 1,6 million d’habitants et c’est un pôle scientifique, culturel et ferroviaire bien plus qu’un musée à ciel ouvert. Et c’est justement ce qui la rend intéressante : ici, vous voyez la vraie Sibérie, celle qui vit et travaille, pas celle des brochures. En revanche, si vous venez en hiver, couvrez-vous pour de bon : les hivers sont très rudes et la durée du jour passe d’environ 7 heures en décembre à 17 heures en été.
Comment se rendre à Novossibirsk
D’abord, une évidence : Novossibirsk a +4 heures de décalage avec Moscou et se trouve à environ 3 300 km (à peu près la distance entre Paris et Moscou par la route). Oubliez la voiture ; ici, le plus logique, c’est le train ou l’avion.
En train (l’option Transsibérien)
Novossibirsk est la grande étape du Transsibérien après Iekaterinbourg et se situe à peu près à mi-chemin entre cette dernière et Irkoutsk, la porte du lac Baïkal. Le trajet le plus rapide depuis Moscou dure environ 48 heures (presque deux jours) et coûte, selon la classe de voiture et la saison, entre 50 et 150 euros environ. Si vous n’avez pas encore vos billets, je vous explique comment les acheter dans le guide des billets de train en Russie.
Vous arriverez à la gare principale, Novossibirsk-Glavny (sur le site des chemins de fer russes, cherchez-la sous le nom « NOVOSIBIRSK GL »). Elle dispose d’une consigne : vous pouvez donc y laisser vos bagages, visiter la ville et revenir prendre le train suivant. C’est la plus grande gare de tout l’itinéraire transsibérien et la deuxième de Russie par la surface et le trafic de voyageurs, juste derrière la gare de Kazan à Moscou.

En avion
Depuis Moscou, un vol direct de moins de 4 heures vous dépose à l’aéroport de Tolmatchevo, à seulement 17 km du centre et le plus grand de Sibérie. Plusieurs compagnies russes le desservent tous les jours, comme S7 (qui y a sa base principale), Aeroflot ou Ural Airlines, avec des prix à partir d’environ 120 euros. Il n’y a pas de vol direct depuis la France ni depuis l’Europe : vous devrez donc faire une correspondance dans un pays tiers (Istanbul, Erevan, Astana ou Dubaï sont les itinéraires habituels). Je vous donne tous les détails dans le guide des vols pour la Russie.
De l’aéroport au centre, vous pouvez prendre les bus 111Э ou 112 (jusqu’à la place Kalinine et la gare routière) ou un taxi, qui coûte en moyenne 700 à 900 roubles. L’appli de taxi qui marche, c’est Yandex Go.
Comment vous déplacer dans Novossibirsk
À pied et en métro
Presque tout ce qui compte dans le centre se fait à pied. Pour les distances plus longues, il y a le métro, le seul de toute la Sibérie : 2 lignes et 14 stations seulement, impossible de se perdre. Le ticket coûte 48 roubles, que vous payez avec un jeton ou par carte bancaire.
Sa grande curiosité, c’est le plus long pont de métro du monde : 2 145 mètres (dont 896 au-dessus de l’Ob). Avec les écarts de température brutaux entre l’hiver et l’été, il peut s’allonger de 50 centimètres. Le traverser est une mini-excursion en soi : montez à la station « Retchnoï Vokzal » et descendez à « Stoudentcheskaïa ». Et tant que vous y êtes, jetez un œil à deux stations qui valent le détour à elles seules : « Sibirskaïa », avec ses panneaux en mosaïque sur la nature et l’histoire sibériennes, et « Retchnoï Vokzal », avec ses dix vitraux circulaires éclairés, chacun dédié à une ville de Sibérie. Et si vous aimez les détails : ici, les cartes de transport arborent des motifs locaux (la zibeline, le zoo ou le quatrième pont).


Tramway, trolleybus, bus et taxi
Il existe un réseau dense de tramways, trolleybus et bus pour rejoindre les quartiers les plus éloignés (Akademgorodok, le zoo, le musée du chemin de fer…). Pour tout le reste, Yandex Go est rapide et bon marché.
En bateau sur l’Ob (uniquement en été)
Si vous y allez à la belle saison, vous pouvez faire une croisière sur l’Ob, un fleuve gelé le reste de l’année. Pendant la balade, vous verrez de près le pont Bugrinski, dont je vous parle plus bas.

Que voir à Novossibirsk en une journée (le centre)
Cet itinéraire démarre à la gare, par où vous arriverez sans doute, et descend la Krasny Prospekt, l’avenue principale (près de 7 km, l’une des rues rectilignes les plus longues de Russie). Tout se fait à pied.
La gare de Novossibirsk-Glavny
Commencez par le bâtiment de la gare lui-même. Mélange de constructivisme et de néoclassicisme soviétique, il arbore une façade d’un vert reconnaissable entre mille et, vu de face, évoque une locomotive. Remarquez qu’une partie du bâtiment se trouve sous le niveau de la place : c’est une gare à deux niveaux. À l’extérieur s’étend la place dédiée à Garine-Mikhaïlovski, l’un des ingénieurs qui ont porté le chemin de fer sibérien.

La cathédrale Alexandre-Nevski
Le premier bâtiment en pierre de Novossibirsk, daté de 1899, à peine six ans après le premier campement. De style russo-byzantin, il se dresse sur une petite hauteur, pensée pour qu’on le voie depuis le train et depuis le fleuve. À l’époque soviétique, on l’a fermé, on lui a retiré ses cloches et on a même tenté de le faire sauter ; après une longue restauration, il a rouvert au milieu des années 2000. Il conserve à l’intérieur son iconostase d’origine et une image de la Vierge d’Iveron, cadeau de la famille du tsar.

La chapelle Saint-Nicolas
Une petite chapelle de 1914-1915, démolie en 1930 (un monument à Staline lui a même succédé) et reconstruite en 1993 pour le centenaire de la ville. Une légende locale la situe au centre géographique de la Russie ; en réalité, ce point se trouve dans le kraï de Krasnoïarsk, mais l’histoire est jolie. Son image est si appréciée qu’elle figure jusque sur de célèbres chocolats locaux, les « Tsentr Derjavy ».
La place Lénine et le Théâtre d’opéra et de ballet (NOVAT)
On arrive au cœur de la ville. Sur la place Lénine se dresse le Théâtre académique d’État d’opéra et de ballet, aujourd’hui connu sous le nom de NOVAT : le plus grand théâtre de Russie, plus grand encore que le Bolchoï de Moscou, et techniquement l’un des mieux équipés du pays. On le surnomme le « Colisée sibérien » pour son énorme coupole de 60 mètres de diamètre.

Son histoire est digne d’un film. Sa construction commence en 1931 sous le nom de « Maison de la science et de la culture » et l’inauguration est prévue pour août 1941, mais la guerre en décide autrement. Il finit par ouvrir le 12 mai 1945 avec « Ivan Soussanine » de Glinka et, pendant le conflit, il a abrité entre ses murs les collections de 20 musées évacués, dont la fameuse galerie Tretiakov. Il accueille 1 774 spectateurs, compte 16 statues et un lustre de 472 cristaux.

Mon conseil : allez voir une représentation. Les billets coûtent entre 1 500 et 7 500 roubles. À l’affiche, vous trouverez aussi bien « Casse-Noisette » ou « La Bayadère » que « Carmen ». L’été, il reste ouvert.
Sur la même place trône le monument à Lénine (1970) : outre Lénine, la cape au vent comme un super-héros, l’accompagnent des ouvriers, des paysans et des soldats. Une image soviétique pur jus, très photogénique.

La Maison des Cent Logements
À quelques pas, sur la Krasny Prospekt, se trouve l’immeuble résidentiel le plus célèbre de la ville, la « Stokvartirny dom » (la « maison des cent logements »). L’architecte Andreï Kriatchkov l’a conçue en 1937 comme un ensemble expérimental doté d’une crèche et de tout le confort, et elle a remporté des prix internationaux. C’est le seul immeuble d’habitation de Novossibirsk classé patrimoine d’intérêt fédéral : plafonds de plus de trois mètres, cuisines immenses, fenêtres dans les salles de bains et même des chambres pour le personnel. Devant elle se dresse un monument à Kriatchkov lui-même.

Musée d’histoire locale et Musée de la nature
Le Musée d’État d’histoire locale occupe l’ancienne Maison du commerce (1910), un bel édifice de style moderne rationaliste sur la Krasny Prospekt. Il permet de comprendre d’où vient cette partie de la Sibérie : peuples autochtones depuis le Paléolithique, collections ethnographiques et une salle consacrée au culte du soleil et au chamanisme.
Le joyau se trouve dans son Musée de la nature : un squelette complet de mammouth, conservé grâce à la glace sibérienne, aux côtés d’un rhinocéros laineux et d’un ours des cavernes. Les deux musées ouvrent du mercredi au dimanche (fermé lundi et mardi) et les billets sont vraiment donnés, environ 100 à 200 roubles.

Le « Tikhi Tsentr », le centre tranquille
Avant de descendre vers le fleuve, flânez dans le Tikhi Tsentr (« le centre tranquille »), le quartier historique entre la Krasny Prospekt et la voie ferrée. Ici survivent des maisons de marchands d’avant la Révolution, beaucoup en bois sculpté, mêlées à des bâtiments soviétiques. Cherchez la maison du marchand Bizoline (rue Gorki) ou la maison Rounine (rue Tchaplyguine), superbes exemples d’architecture en bois sibérienne. C’est le visage le plus charmant et le moins touristique de Novossibirsk.

Le quai Mikhaïlovski, au bord de l’Ob
La promenade au bord du fleuve est le grand point de rendez-vous de la ville. On y trouve des pistes pour vélos et trottinettes, des cafés, une grande roue et des belvédères sur le fleuve et la rive d’en face. En mai, les pommiers roses fleurissent ; en hiver, on y monte une patinoire et une ville de neige. Le meilleur plan, d’après les Novossibirskois eux-mêmes, c’est de s’asseoir au coucher du soleil pour voir l’astre embraser le fleuve. Au début du quai se cache le petit et attachant Musée de Novossibirsk (rue Obskaïa, 4), dans un bâtiment orné d’une frise en bois sculpté unique : avec une visite guidée, vous y gagnez beaucoup.

Que voir si vous avez un deuxième jour (et les environs)
Akademgorodok, la Silicon Valley sibérienne
Si vous ne pouvez faire qu’une seule excursion hors du centre, que ce soit celle-ci. Akademgorodok (« la cité académique ») a été fondée en 1957 en pleine forêt, au bord de la mer d’Ob, comme l’un des grands centres scientifiques de l’URSS. Elle réunit aujourd’hui l’Université d’État de Novossibirsk et une vingtaine d’instituts de recherche. Sa rue principale, le prospekt Lavrentiev, figure au Guinness comme « la rue la plus intelligente du monde » pour sa concentration de science sur 2,4 kilomètres.
Promenez-vous parmi les écureuils (il y en a partout) et dénichez ses coins les plus sympas : le Technoparc, deux tours que tout le monde surnomme « les Oies » à cause de leur forme ; le célèbre monument à la souris de laboratoire tricotant une hélice d’ADN, hommage aux animaux qui ont fait avancer la science ; ou le « banc-antisèche » de l’université, couvert de formules. Pour comprendre comment on vivait ici dans les années 1960, entrez au musée-appartement Integral (rue Pravdy, 4), où vous pouvez tout toucher. On y va en une trentaine de minutes en voiture ou en une heure environ avec le bus 8 (arrêt « Tsvetnoï proezd »).

Le zoo de Novossibirsk
L’un des meilleurs zoos de Russie et l’endroit préféré des habitants pour passer la journée. Sur ses 65 hectares de forêt vivent quelque 11 000 à 12 000 animaux de plus de 770 espèces, avec un gros travail sur la reproduction des espèces menacées. Son emblème est le léopard des neiges, mais vous verrez aussi des tigres de l’Amour, des ours polaires et des raretés comme le jaguarondi. C’est ici qu’est né en 2012 « Kiara », un liligre extrêmement rare qui a fait le tour du monde. Le zoo reçoit environ 1,5 million de visiteurs par an. Les billets sont très économiques (environ 300 roubles pour les adultes, 150 pour les enfants) et on y accède facilement avec le trolleybus 2 depuis la gare, en 20 à 25 minutes.

La mer d’Ob
Ce n’est pas une mer, mais un immense réservoir créé en 1959, et sa taille impressionne : 200 km de long sur 22 de large, presque la superficie de Saint-Pétersbourg. L’été, c’est la plage des Novossibirskois : plusieurs zones de baignade (la plus prisée est la plage Centrale), location de catamarans et aires pour se faire un chachlik. Comme c’est juste à côté d’Akademgorodok, ça se combine parfaitement dans la même journée. Prenez un coupe-vent : à la tombée du jour, ça rafraîchit.
Le pont Bugrinski
Le symbole du Novossibirsk moderne et, pour beaucoup, le plus beau pont de la ville. Inauguré en 2014, c’est le plus grand pont en arc de Russie, avec une portée de 380 mètres. Son arc rouge évoque un arc tendu, ce symbole sibérien qui figure sur les armoiries de la ville. Il a été construit selon une méthode unique (l’arc monté sur la berge puis glissé sur les piles) qui lui a valu un prix international FIDIC. Le meilleur endroit pour le photographier, c’est le belvédère du parc Bugrinskaïa Rochtcha.

Le musée du chemin de fer de Sibérie occidentale
Un musée à ciel ouvert (an 2000) indispensable pour comprendre que, sans le chemin de fer, Novossibirsk n’existerait pas. Vous y verrez des locomotives, des wagons de voyageurs et de marchandises, des chasse-neige et des pièces uniques comme un wagon blindé du tsar ou un wagon-hôpital de la Seconde Guerre mondiale. Il se trouve à environ 25 km du centre (rue Chamchourina, 39) ; il ouvre du lundi au samedi et l’entrée coûte à peine 70 roubles.

Avec des enfants : Akvamir et le cirque
Si vous voyagez en famille, Akvamir est l’un des plus grands parcs aquatiques couverts de Russie, avec des toboggans pour les plus téméraires ; c’est assez cocasse d’en profiter avec la neige dehors. Et le Cirque d’État de Novossibirsk (bâtiment de 1971, 2 300 places) est un classique qui fait toujours mouche avec les petits.


Le Musée de la culture funéraire mondiale (le « musée de la Mort »)
Sombre, mais fascinant et absolument unique : c’est le seul musée de ce genre en Russie et l’un des plus grands au monde. Ses 30 000 pièces parcourent les rites et la culture de la mort aux XIXe et XXe siècles : 200 tenues de deuil, bijoux, masques mortuaires, maquettes de cercueils, installations recréant des catacombes et même une réplique du tombeau de Napoléon. La salle du deuil victorien mérite une visite guidée. Ce n’est pas pour tout le monde, mais ceux qui y vont en ressortent impressionnés.
Opéra, ballet et concerts : le plus beau visage de Novossibirsk
Au-delà du NOVAT, Novossibirsk est une puissance musicale. La Philharmonie d’État programme du classique, du jazz, du folk et des chœurs dans deux salles à connaître : la moderne salle Arnold Kats (2013, 1 080 places) et la salle de musique de chambre de la Maison Lénine. Et si vous voyagez hors saison estivale, notez le Festival transsibérien des arts, dirigé par le violoniste novossibirskois Vadim Repine, dont les meilleures représentations ont lieu entre mars et avril. Vous cherchez plus alternatif ? Le théâtre « Krasny Fakel » et le centre d’art contemporain TsK19 proposent une très belle programmation.


Où manger à Novossibirsk (cuisine sibérienne comprise)
Vous allez manger bien et pour pas cher. Pour goûter à la vraie cuisine sibérienne, réservez au SibirSibir : des plats à base de produits locaux comme le museau d’élan grillé ou le rosbif de renne. Pour l’ambiance, le restaurant Gorynytch (cuisine au feu de bois, fresques de conte de fées façon Bilibine, ticket moyen autour de 3 000 roubles) est une expérience. Quelque chose d’authentique et bon marché ? Svetlitsa, l’une des plus anciennes maisons de pelmenis, dans un bâtiment en bois du début du XXe siècle (une portion de pelmenis, environ 380 roubles). Pour la variété, le Gastrokort du Marché central réunit plus de cent stands venus du monde entier. Et un petit plaisir très local : le légendaire hot-dog de Hot-Dog Master (avec carottes à la coréenne et son « petit chapeau » de fromage, pour 81 roubles !).

Que rapporter : souvenirs sibériens
Les souvenirs les plus typiques à rapporter de Novossibirsk : les pignons de cèdre et leurs dérivés (pralinés, pignons caramélisés), la confiture de pommes de pin, les tisanes sibériennes (ivan-tchaï, sureau, baies de la taïga), des chocolats locaux comme les « Dary Sibiri », ainsi que des aimants et cartes postales à l’effigie du NOVAT. Si vous aimez l’artisanat, cherchez les objets en écorce de bouleau et les fameux valenki (bottes de feutre). Les meilleures adresses sont le Marché central, la boutique « Souveniry Sibiri » et, surtout, « 13-i tramvaï »… une librairie aménagée dans un vrai tramway !
Quand y aller et quoi emporter
Novossibirsk connaît un climat continental extrême, alors préparez-vous à des écarts brutaux. Pour vous repérer : en hiver, entre -15 et -30 °C ; en été, entre +20 et +30 °C (certaines semaines, ça peut grimper à +35-40). La durée du jour passe d’environ 7 heures en décembre à 17 heures en plein été.
La meilleure période ? Juin et juillet, si vous cherchez le beau temps pour le quai, la mer d’Ob et les balades (c’est aussi là que se concentre le gros des voyageurs du Transsibérien). Si la culture vous intéresse, mars et avril pour le Festival transsibérien des arts. En hiver, couvrez-vous pour de bon : bonnet, gants et bonne doudoune. Et si vous gelez, vous savez déjà quel est le meilleur plan pour vous réchauffer (lisez la suite).
Où dormir
Le plus pratique est de loger dans le centre, sur la rive droite, près de la Krasny Prospekt et de la place Lénine : vous avez à portée de main les monuments, les restaurants et le métro. Les prix sont raisonnables : une chambre double à l’hôtel démarre autour de 3 500 roubles la nuit, et un appartement en autonomie à partir de 1 500. Je vous explique quelles plateformes fonctionnent vraiment pour réserver en Russie (et comment payer sans carte étrangère) dans le guide de l’hébergement en Russie.
Terminez la journée dans une bania
Il n’y a pas de meilleure façon de clore une journée sibérienne qu’avec une bonne bania russe : sauna, vapeur, branches de bouleau et détente, encore plus appréciable quand il gèle dehors. À Novossibirsk, vous avez Sandouny Sibir, l’antenne locale de la mythique bania moscovite. Vous en ressortez comme neuf.

Carte de Novossibirsk
Voici tous les lieux dont je vous ai parlé, situés sur la carte :
Foire aux questions sur Novossibirsk
Combien de jours faut-il pour visiter Novossibirsk ?
Avec une journée complète, vous voyez l’essentiel du centre : la gare, la place Lénine avec le Théâtre d’opéra et de ballet, la cathédrale Alexandre-Nevski et le quai de l’Ob. Si vous voulez ajouter Akademgorodok, le zoo ou la mer d’Ob, prévoyez deux jours.
Vaut-il la peine de s’arrêter à Novossibirsk en faisant le Transsibérien ?
Oui. C’est la plus grande étape entre Iekaterinbourg et Irkoutsk, et la ville possède le plus grand théâtre d’opéra de Russie, l’un des meilleurs zoos du pays et le célèbre Akademgorodok. La gare dispose d’une consigne : vous pouvez y laisser vos bagages, visiter la ville et reprendre votre route.
Comment rejoindre le centre depuis l’aéroport de Tolmatchevo ?
L’aéroport se trouve à environ 17 km. Vous pouvez prendre les bus 111E ou 112 jusqu’à la place Kalinine et la gare routière, ou un taxi pour 700 à 900 roubles. L’appli de taxi qui marche est Yandex Go.
Quelle est la meilleure période pour visiter Novossibirsk ?
Juin et juillet pour profiter du beau temps, du quai et de la mer d’Ob. Mars et avril si la culture vous intéresse, pour le Festival transsibérien des arts. En hiver, il fait très froid (de -15 à -30 degrés), alors couvrez-vous bien.
Ma carte Visa ou Mastercard fonctionne-t-elle à Novossibirsk ?
Non. Depuis 2022, les cartes étrangères Visa et Mastercard ne fonctionnent pas en Russie. Emportez des roubles en espèces ou procurez-vous une carte MIR pour étrangers avant le voyage.
Que faut-il voir absolument à Novossibirsk ?
Le Théâtre d’opéra et de ballet (NOVAT), la place Lénine, la cathédrale Alexandre-Nevski, la Maison des Cent Logements et le quai Mikhaïlovski dans le centre ; et Akademgorodok et le zoo si vous avez un deuxième jour.
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Irena DomingoA propos
Je suis née en Russie. J'ai grandi entre deux mondes : mon père était russe, ma mère espagnole, descendante des « Niños de Rusia », les enfants basques évacués en URSS pendant la Guerre Civile espagnole. J'ai travaillé pendant plus de 30 ans comme traductrice, interprète et professeure de russe, et depuis 2013 j'écris ce blog pour aider les voyageurs à découvrir la Russie avec des informations pratiques et toujours à jour. Auteure du Guide Russiable. Si ce blog vous a aidé à préparer votre voyage, vous pouvez m'offrir un café ❤️.
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