Nicolas et Lara ont 29 et 28 ans, vivent à Paris et sont en tour du monde depuis janvier. La Russie a été l’une de leurs étapes : 24 jours, du 4 au 27 août 2026, de Saint-Pétersbourg à l’île d’Olkhon en passant par Moscou, Souzdal, Kazan, Ekaterinbourg et trois nuits d’affilée dans le Transsibérien. Ils sont entrés avec un visa électronique obtenu en quatre jours, sont arrivés en avion depuis Tbilissi et sont repartis d’Irkoutsk vers Bangkok.
Leur récit est l’un des plus complets que j’aie reçus sur le côté pratique du voyage : comment ils ont changé 3 000 € en Géorgie avant d’entrer, comment ils ont ouvert un compte T-Bank dès leur arrivée à l’aéroport de Pulkovo, ce qui a marché et ce qui n’a pas marché pour internet, comment se répartissent les couchettes dans les trains de nuit, ce que leur a coûté le séjour au jour le jour — et le contrôle de 45 minutes qu’ils ont subi à la sortie du territoire. Si tu prépares un itinéraire vers la Sibérie, il complète bien ceux de Laurent, entre Iekaterinbourg, Irkoutsk et le Baïkal, et de Philippe, trois semaines dans le Transsibérien.
Ce qui suit est le récit de Nicolas et Lara, avec leurs conseils et leurs propres photos. J’ai mis en forme leur texte pour qu’il se lise tranquillement, mais tout ce qu’ils racontent est à eux. Merci à tous les deux de l’avoir partagé.
Le voyage de Nicolas & Lara en un coup d’œil
| Voyageurs | Nicolas et Lara, 29 et 28 ans, de Paris, en tour du monde depuis janvier |
| Quand | Du 4 au 27 août 2026 (24 jours) |
| Où | Saint-Pétersbourg, Moscou, Vladimir, Souzdal, Kazan, Ekaterinbourg, Irkoutsk et l’île d’Olkhon |
| Entrée en Russie | Visa électronique (eVisa), reçu en 4 jours |
| Arrivée | Vol Tbilissi → Saint-Pétersbourg avec Red Wings, billets achetés via la plateforme turque Wingie |
| Sortie | Vol Irkoutsk → Bangkok |
| Assurance | Solidarity, payée depuis la France avec une carte française |
| Argent | 3 000 € en liquide pour deux, changés en roubles à Tbilissi, puis compte et carte T-Bank ouverts à l’aéroport de Pulkovo |
| Téléphone et internet | Carte SIM Beeline achetée à l’aéroport : 600 ₽ pour un mois d’internet illimité. NordVPN au fonctionnement très aléatoire |
| Logement | Ostrovok (et une fois Sutochno), rarement plus de 30 € la nuit pour deux |
| Trains | 4 trajets, dont 54 heures d’affilée entre Ekaterinbourg et Irkoutsk |
| Budget | Environ 130 € par jour pour deux, tout compris (visas, assurance et billets de train inclus) |
| Langue | Lara se débrouille en russe, Nicolas non. Très peu de Russes rencontrés parlaient anglais |
| L’accroc | 45 minutes de contrôle approfondi avec des militaires à l’aéroport d’Irkoutsk, juste avant le vol de sortie |
L’itinéraire de Nicolas & Lara sur la carte
Tracé approximatif du voyage de Nicolas et Lara : en pointillés le vol d’arrivée depuis Tbilissi, en trait plein le parcours en Russie (trains et route) de Saint-Pétersbourg à l’île d’Olkhon. Ils sont repartis en avion depuis Irkoutsk.
Pourquoi nous avons voulu raconter ce voyage
Nous sommes un couple de Français de 29 et 28 ans, en tour du monde depuis janvier. Nous voulions à notre tour partager notre expérience en Russie afin d’aider et de rassurer celles et ceux qui hésitent encore à s’y rendre ou qui rencontrent des difficultés dans l’organisation de leur voyage. Nous avons séjourné dans le pays pendant 24 jours, du 4 au 27 août.
Petite précision : Nicolas ne parle pas russe, mais Lara se débrouille plutôt bien, ce qui a franchement été un vrai plus pendant le voyage. Nous n’avons d’ailleurs pas rencontré beaucoup de Russes parlant anglais.
Le visa, l’assurance et les billets de train, avant de partir
Vers la fin du mois de juin, préalablement à notre entrée en Russie, nous avons fait notre demande d’e-visa, que nous avons reçu en quatre jours.
Concernant l’assurance, celle que nous avions souscrite en France ne nous couvrait évidemment pas en Russie. Nous avons donc, sur les recommandations de ce site, souscrit une assurance Solidarity, qui permettait de régler via une plateforme biélorusse avec nos cartes françaises.
Dès la réception de nos visas, nous avons également réservé les trains pour notre trajet sur le Transsibérien via l’application Tutu, qui utilise la même plateforme biélorusse pour les cartes étrangères. Il faut savoir qu’il y a des frais supplémentaires : on paie donc plus cher que le tarif que l’on pourrait obtenir directement sur le site de la RZD. Si tu cherches comment t’y prendre, les différentes solutions pour acheter des billets de train russes depuis l’étranger sont expliquées sur ce blog.
3 000 € changés à Tbilissi : notre solution pour les roubles
En juillet, après six mois de vadrouille, nous avons fait une pause de deux semaines en France. Durant cette période, nous avons retiré 3 000 € en liquide pour deux afin de pouvoir les changer par la suite. Nous avions volontairement prévu une marge, alors que nos principaux billets d’avion et nos trains avaient déjà été payés en amont.
Après nous être ressourcés, nous sommes partis fin juillet pour deux semaines en Géorgie et nous en avons profité pour changer la totalité de nos euros en roubles.
Il faut savoir qu’à Tbilissi, la capitale, il est difficile de faire dix mètres sans apercevoir un bureau de change ! En comparant un peu, nous avons pu trouver des taux très attractifs, même plus intéressants que le taux officiel. De plus, ils ne sont pas du tout regardants sur l’état des billets. C’est donc, selon nous, une alternative intéressante au changement de devises directement en Russie — d’autant plus que Tbilissi et la Géorgie ont été de vrais coups de cœur pour nous !
Tbilissi–Saint-Pétersbourg avec Red Wings
Le 4 août, nous avons embarqué avec la compagnie russe Red Wings pour un vol Tbilissi–Saint-Pétersbourg. Nous avions réservé les billets via la plateforme turque Wingie, qui permet notamment d’acheter des vols opérés par des compagnies russes avec une carte étrangère.
Notre décollage a été retardé de deux heures à la suite de la fermeture temporaire de l’espace aérien, mais à part cela, aucun problème particulier concernant le trajet. Le passage de la douane s’est également fait sans encombre avec nos passeports français.
Ouvrir un compte T-Bank à l’aéroport de Pulkovo
Dès notre arrivée au terminal de l’aéroport Pulkovo, nous nous sommes dirigés vers le guichet T-Bank afin d’ouvrir un compte bancaire russe.
Nous avons rencontré quelques petites difficultés : il faut un numéro de téléphone russe pour ouvrir le compte et, bien que le très gentil représentant de T-Bank nous ait donné plusieurs cartes SIM gratuites pour essayer de le faire, aucune de celles que nous avons testées ne voulait fonctionner !
Il nous a donc conseillé d’acheter une carte SIM Beeline au guichet juste à côté. Cela a été très simple : 600 roubles pour un mois avec Internet illimité, et nous avons pu l’acheter avec notre passeport français. La carte SIM a fonctionné immédiatement et nous avons ensuite pu ouvrir notre compte T-Bank. La carte bancaire physique nous a été remise tout de suite.
Le représentant nous a simplement conseillé de ne pas déposer la totalité de nos roubles d’un seul coup sur le compte, car cela pouvait entraîner un blocage dans le cadre des contrôles anti-blanchiment. Nous avons donc, suivant ses conseils, déposé 50 000 roubles par jour au cours des jours suivants. Il y a des distributeurs T-Bank un peu partout, facilement repérables sur Google Maps ou Yandex Maps.
Payer en Russie : la carte a fonctionné absolument partout
Ensuite, nous avons payé pratiquement tout avec cette carte et elle a fonctionné absolument partout. La Russie est extrêmement bien équipée pour le paiement par carte : même pour de toutes petites dépenses, et dans toutes les régions que nous avons traversées, nous avons quasiment toujours pu utiliser notre carte MIR de T-Bank. À Saint-Pétersbourg et à Moscou, par exemple, nous passions simplement notre carte directement aux portiques du métro.
Les logements : Ostrovok, Sutochno et pas un seul enregistrement
Pour les logements, nous avons réservé la grande majorité via Ostrovok, et une fois via Sutochno. Nous avons effectué ces réservations une fois notre carte obtenue et n’avons rencontré aucun problème pour payer directement sur les plateformes.
Aucun de nos hôtels ou hébergements ne nous a fourni de document de « registration ». Cela ne nous a cependant jamais posé de problème et personne ne nous l’a demandé par la suite, pas même lors de notre sortie du territoire.
Internet, VPN et applications : ce qui a marché et ce qui n’a pas marché
Lara a un forfait Free avec la Russie incluse mais, durant la quasi-totalité du séjour, à part à Saint-Pétersbourg, dans certains endroits de Moscou et à Irkoutsk, elle n’a eu aucun accès à Internet. La carte SIM Beeline était donc particulièrement utile puisqu’elle a fonctionné quasiment partout. Si tu préfères une solution à installer avant de partir, il existe aussi des eSIM qui fonctionnent en Russie.
Avoir un numéro russe nous a également beaucoup servi pour contacter directement nos hébergements ou réserver certaines excursions, notamment à Olkhon. Certaines personnes n’utilisent ni Telegram ni WhatsApp, et les messages envoyés via Ostrovok ne sont pas toujours consultés rapidement, voire pas du tout. C’était particulièrement pratique lorsque nos trains de nuit nous faisaient arriver très tôt : nous pouvions appeler pour prévenir de notre arrivée ou demander à déposer nos affaires avant l’heure du check-in.
Nous avons également utilisé un VPN, NordVPN en l’occurrence, avec un fonctionnement assez aléatoire : certains jours il marchait très bien, d’autres pas du tout. Curieusement, les serveurs situés dans des villes américaines fonctionnaient beaucoup mieux que les autres. Dans l’ensemble, cela nous a permis d’accéder à nos applications habituelles la plupart du temps.
Mieux vaut néanmoins prévoir des solutions de secours, notamment des cartes hors ligne. Les applications russes comme Yandex Maps et Yandex Go fonctionnaient quant à elles normalement sans VPN.
Pour les déplacements, nous avons énormément utilisé Yandex Go, qui fonctionne très bien et reste vraiment peu cher, ainsi que Yandex Maps pour les transports en commun et les métros. Nous avions déjà un compte Yandex grâce à notre voyage en Asie centrale ; pour en créer un depuis la Russie, il faut en revanche un numéro russe.
Google Maps fonctionnait aussi étonnamment bien à pied lorsque notre VPN était actif. Notre GPS a globalement fonctionné normalement, à l’exception de quelques perturbations ponctuelles près du Kremlin ou de certaines gares.
Notre itinéraire en 24 jours
- Saint-Pétersbourg : 4 nuits
- Moscou : 2 nuits
- Souzdal : 2 nuits
- Moscou : 1 nuit
- 🚆 Train de nuit Moscou–Kazan (13 h)
- Kazan : 2 nuits
- 🚆 Train de nuit Kazan–Ekaterinbourg (15 h)
- Ekaterinbourg : 1 nuit
- 🚆 Train Ekaterinbourg–Irkoutsk : 3 nuits (54 h)
- Irkoutsk : 1 nuit
- Île d’Olkhon : 4 nuits
- Irkoutsk : 1 nuit
- ✈️ Vol international Irkoutsk–Bangkok
Nous avons trouvé cet itinéraire très équilibré. Avec le recul, nous ajouterions néanmoins une nuit à Saint-Pétersbourg ainsi qu’à Souzdal, car nous avons eu un vrai coup de cœur pour ces deux villes.
Saint-Pétersbourg et le Lac des cygnes au Mariinsky
Saint-Pétersbourg nous a particulièrement marqués : la ville est magnifique et possède une atmosphère vraiment unique.


Nous avons également eu la chance d’assister au Lac des cygnes au théâtre Mariinsky, qui restera clairement l’un des moments forts de notre séjour.

Moscou, entre la place Rouge et les gratte-ciel staliniens
Nous sommes passés deux fois par Moscou : deux nuits en arrivant de Saint-Pétersbourg, puis une nuit supplémentaire au retour de Souzdal, avant de prendre le train de nuit vers Kazan.



Souzdal, l’autre coup de cœur
Nous avons aussi beaucoup aimé Souzdal, très différente des grandes villes russes, avec son atmosphère très paisible, son rythme plus lent et même la possibilité de se baigner dans le cours d’eau qui traverse la ville.


Kazan : une poche de froid en plein mois d’août et la cuisine tatare
À notre arrivée à Kazan, une « poche de froid » nous a fait passer brutalement d’environ 25 °C à 12 °C, avec plusieurs jours de pluie : même en plein mois d’août, mieux vaut donc prévoir de quoi bien se couvrir !
Étant fans de l’Asie centrale, nous avons aussi beaucoup aimé la cuisine tatare, puis plus tard la cuisine bouriate en Sibérie, qui nous ont rappelé certaines saveurs rencontrées au cours de nos précédents voyages. À Kazan, nous avons notamment adoré le restaurant Marhaba, situé sur la rue Bauman.

Ekaterinbourg et le musée Boris-Eltsine
À Ekaterinbourg, le musée Boris-Eltsine a également été une très bonne surprise : moderne, très bien conçu et vraiment intéressant.

L’île d’Olkhon, sur le lac Baïkal
Enfin, l’île d’Olkhon a été un autre de nos coups de cœur. L’immensité du lac Baïkal, les steppes, les falaises donnent vraiment l’impression d’être arrivés très loin.


Nous avons fait une excursion dans le nord de l’île, très facile à organiser la veille pour le lendemain puisqu’il y a des agences un peu partout à Khoujir. Les pistes sont en revanche particulièrement cahoteuses et les véhicules secouent énormément : il faut parfois bien s’accrocher !


Avoir son propre 4×4 serait probablement très pratique pour parcourir l’île plus librement. À notre connaissance, il n’y a pas de loueur directement sur Olkhon : il faudrait donc probablement louer un véhicule à Irkoutsk. Nous ne nous sommes cependant pas renseignés sur le prix ou la faisabilité pour un étranger.
Pour rejoindre Olkhon depuis Irkoutsk, nous avons réservé directement sur le site des transports de la ville, que nous avions trouvé grâce à ChatGPT, qui nous a été très pratique à plusieurs reprises pendant le voyage. Nous avons pu payer l’aller-retour en ligne ; le trajet comprenait le bus ainsi que la traversée en ferry et nous a coûté environ 20 € par personne et par trajet.

Le Transsibérien : nos conseils sur les couchettes
Concernant le Transsibérien, nous avons adoré l’expérience.
Notre premier trajet de nuit, entre Moscou et Kazan, s’est fait dans un wagon assez ancien. Il n’y avait pratiquement aucune prise électrique, à part une près des toilettes. Nous avions choisi les deux couchettes du haut, ce qui signifie qu’en journée, il faut partager l’espace des couchettes du bas avec leurs occupants.
L’espace au-dessus des couchettes supérieures n’est pas immense et il est impossible de se redresser complètement lorsqu’on est assis dessus, ce qui peut donner un petit côté claustrophobe !
Nous conseillerions également, dans la mesure du possible, d’éviter les couchettes latérales situées le long du couloir. Elles sont un peu plus petites et leurs occupants nous semblaient davantage dérangés par le passage des autres voyageurs, notamment pendant la nuit.
L’idéal, selon nous, est aussi de choisir des couchettes situées vers le milieu du wagon afin de ne pas être trop proche des toilettes et de la lumière qui y reste allumée en permanence. Si tu ne connais pas encore la différence entre les classes des trains russes, ça vaut la peine de regarder avant de réserver.
Les trains suivants étaient plus modernes. Cette fois-ci, nous avions pris une couchette du bas et une du haut. C’était beaucoup plus pratique : nous pouvions rester tous les deux sur celle du bas pendant la journée et Lara montait simplement dormir sur celle du haut le soir. Il y avait également des prises électriques juste à côté des lits et davantage d’espace au niveau des couchettes supérieures.
Dans tous les trains, de l’eau chaude est disponible gratuitement. Nous avions donc prévu des nouilles et de la purée instantanées, ainsi que quelques aliments faciles à conserver : légumes, pain, beurre de cacahuète, bananes, etc. Il y a aussi un wagon-restaurant, que nous avons trouvé plutôt sympa, avec des petits-déjeuners et des repas à des prix tout à fait raisonnables.
Les trains effectuent énormément d’arrêts sur le trajet, mais leur durée varie beaucoup : certains ne durent que deux minutes alors que d’autres dépassent une heure. Nous utilisons beaucoup l’intelligence artificielle pendant notre voyage, notamment ChatGPT, et avec le numéro du train nous pouvions facilement retrouver les différents arrêts et leur durée. C’était très pratique pour savoir quand nous avions le temps de descendre, de nous dégourdir les jambes ou d’acheter à boire et à manger sur le quai.
Nous avons aussi rencontré pas mal de monde dans les trains. Le fait que Lara parle russe a évidemment beaucoup aidé pour discuter avec les autres voyageurs, mais nous avons également rencontré un Russe parlant très bien anglais. Globalement, tout le monde a été très gentil et accueillant, et les voyageurs étaient toujours assez surpris de découvrir deux Français dans leur wagon !
Changer les roubles qui restaient, à Irkoutsk
Lors de notre dernier jour à Irkoutsk, nous avons changé les roubles qu’il nous restait. Une partie dans une banque, Solidbank, et une autre dans un bureau de change Unistream. Nous avons préféré les changer en dollars, car le taux était plus intéressant.
La banque demandait normalement une traduction en russe de notre passeport, mais la dame au guichet a finalement accepté d’effectuer l’opération sans. Au bureau de change, les formalités ont été beaucoup plus simples : aucun document ne nous a été demandé.
Combien nous a coûté ce voyage
Au final, en réintégrant également les dépenses payées avant notre arrivée (visas, assurance et billets de train), notre séjour nous a coûté environ 130 € par jour pour deux personnes, tout compris : logements, nourriture, activités, transports, etc. La dépense la plus importante a clairement été le Transsibérien, en plein mois d’août, qui n’est vraiment pas donné, surtout si on ne prend pas les billets bien en avance.
Les 3 000 € de liquide que nous avions emportés représentaient donc volontairement une marge, puisque nos billets d’avion et de train avaient déjà été réglés avant notre arrivée.
Comme nous voyageons pendant une année entière, nous faisons évidemment attention à nos dépenses. Nos logements dépassaient rarement 30 € la nuit pour deux, mais à ce tarif nous avons tout de même réussi à trouver des chambres tout à fait correctes partout dans le pays.
45 minutes de contrôle à la sortie, à l’aéroport d’Irkoutsk
Notre sortie du territoire a en revanche été un peu plus mouvementée.
Lorsque nous sommes arrivés à l’aéroport d’Irkoutsk pour prendre notre vol vers Bangkok, nous avons été conduits à part dans une salle pour un contrôle approfondi d’environ 45 minutes avec des militaires.
Ils ont pris nos téléphones pour les examiner et nous ont posé de nombreuses questions. Enfin, essentiellement à Lara puisqu’elle était la seule à pouvoir leur répondre en russe. Par exemple : où avez-vous séjourné en Russie ? Avec quel argent voyagez-vous ? Quels pays avez-vous visités ? Que pensez-vous de la situation avec l’Ukraine ? etc.
Le contrôle était forcément un peu impressionnant et nous a valu un petit coup de stress, surtout avec un avion à prendre juste après, mais tout s’est finalement bien passé. Ils nous ont rendu nos téléphones et nous ont laissés repartir juste à temps pour embarquer.
Ce que nous retenons de la Russie
Nous avons adoré notre voyage en Russie et nous n’avons qu’un petit regret : ne pas avoir poursuivi jusqu’à Vladivostok. Mais nous avions trouvé un vol intéressant au départ d’Irkoutsk et, de toute façon, nous aurions probablement manqué un peu de temps pour aller plus loin.
Nous avons eu un très fort sentiment de sécurité pendant tout le séjour. Les gens se sont souvent montrés spontanément serviables avec nous et étaient généralement agréablement surpris lorsque nous leur disions que nous étions Français.
Nous reviendrons sans aucun doute pour découvrir l’Extrême-Orient russe !
Encore merci pour toutes les informations disponibles sur ce site, qui nous ont vraiment aidés à préparer ce voyage.
Tu as voyagé en Russie récemment et tu veux partager ton expérience ? Raconte-moi ton voyage ici et je le publierai dans cette rubrique, avec ton nom ou de façon anonyme, comme tu préfères. Ce sont les récits comme celui de Nicolas et Lara qui aident vraiment ceux qui préparent leur voyage.






