Deux semaines en Russie en août : la chronique de Lara, de Moscou à Saint-Pétersbourg

Lara habite à Montpellier et a passé deux semaines en Russie en août 2026, entre Moscou et Saint-Pétersbourg. Elle a attendu de voir comment la situation évoluait avant de confirmer son départ : elle a donc réservé des billets annulables un mois avant, et n’a demandé son visa électronique qu’une fois les billets achetés. Elle l’a reçu en quatre jours.

Son récit est organisé jour par jour et il est très concret : la stalovaya du GOUM à 5 € le repas, le bus touristique rouge de Saint-Pétersbourg, la croisière des ponts levants qu’elle ne recommande pas vraiment, et la pénurie d’essence sur la route du retour vers Moscou. Elle précise elle-même qu’elle a voyagé avec deux proches de nationalité russe et retrouvé sa famille maternelle sur place : elle n’a donc pas rencontré toutes les difficultés que rencontre un voyageur seul.

Ce qui suit est le récit de Lara, avec ses conseils et ses propres photos. Merci, Lara, de l’avoir partagé.

Le voyage en bref

VoyageuseLara, de Montpellier
QuandAoût 2026, deux semaines
OùMoscou et Saint-Pétersbourg, plus Peterhof
EntréeeVisa, obtenu en 4 jours ; vol Marseille – Istanbul – Moscou avec Turkish Airlines, billets annulables réservés un mois avant
FormalitésAssurance 35 €, eSIM Yesim, VPN Windscribe en version payante
Contrôle des passeports15 minutes à 5 h du matin
Moscou – Saint-Pétersbourg7 heures de route en voiture, autoroute quasi déserte
À noterVoyage avec deux proches de nationalité russe ; pas de change en banque

L’itinéraire de Lara

L’itinéraire de Lara, avec les 7 heures de route entre Moscou et Saint-Pétersbourg. Tracé approximatif.

Des billets annulables, puis le visa

Mon voyage en Russie s’est fait un peu à la dernière minute… J’attendais de voir comment évoluait la situation avant de confirmer le départ. J’ai donc pris le soin de réserver des billets annulables sur Turkish Airlines, un mois avant la date prévue de départ.

Ce n’est qu’une fois les billets achetés (Marseille – Istanbul – Moscou) que j’ai fait la demande de visa électronique. Démarche très facile, si ce n’est que j’ai eu du mal à faire valider ma photo sur le site… Bref, ça a fonctionné, et j’ai été surprise de constater que j’ai reçu mon visa en seulement 4 jours !

J’ai ensuite enchâiné les autres formalités : souscription d’une assurance (35 €), achat d’une eSIM Yesim et téléchargement d’un VPN. J’ai opté pour Windscribe : bien qu’il soit indiqué que la version gratuite suffit pour deux semaines, j’ai préféré mettre toutes les chances de mon côté en prenant la version payante.

Un petit conseil : installez le tout avant votre départ ! Me voilà prête pour deux semaines en Russie.

Je tiens à préciser que j’ai voyagé avec deux de mes proches qui détiennent la nationalité russe, et que j’ai rejoint sur place ma famille maternelle : il est donc à noter que je n’ai peut-être pas été confrontée aux mêmes problématiques que peuvent rencontrer certains. Par exemple, je n’ai pas eu à changer les euros en roubles en banque, je me suis arrangée avec ma famille.

L’arrivée à l’aéroport de Moscou

Une fois arrivée sur le sol russe, j’ai tout de suite activé ma carte SIM et mon VPN. Ça a dû mettre une bonne heure pour que tout fonctionne. Je n’ai pas eu à attendre 24 h pour ma part.

Je me suis ensuite dirigée vers les contrôles de passeport. Il était 5 h du matin et il n’y avait véritablement pas grand monde ! Sans surprise, je ne suis vraiment pas tombée sur le plus agréable agent de la frontière, mais passons… c’est passé très vite pour ma part : 15 minutes d’attente en tout. On récupère nos bagages et direction le métro. Heureusement que ma maman avait quelques roubles avec elle pour qu’on puisse le prendre.

D’ailleurs, parlons-en du métro ! Les lignes sont bien expliquées et repérables par code couleur, les correspondances sont pratiques et très rapides (je n’ai jamais attendu plus d’une minute un métro), c’est propre, et c’est surtout un musée souterrain. Je vous conseille de prendre le temps de voir quelques stations… certaines en valent vraiment le détour, et quand il ne fait pas beau on ne perd pas de temps.

Voûtes ornées et lustres d'une station du métro de Moscou
Une des stations du métro de Moscou. Photo : Lara

Jour 2 — la place Rouge

Pour ce premier jour plein, quoi de mieux que d’entrer dans le vif du sujet en allant se promener sur la fameuse place Rouge, en passant par le Bolchoï. J’ai été surprise de voir que le tourisme est loin d’être au point mort : les rues et les monuments grouillent de monde. On passe carrément inaperçu !

Le théâtre Bolchoï de Moscou et la fontaine devant sa façade à colonnes
Le théâtre Bolchoï. Photo : Lara
Le Musée historique d'État en brique rouge vu depuis un massif de fleurs, sur la Place Rouge
Le Musée historique, sur la place Rouge. Photo : Lara

Petit conseil pour ceux qui souhaitent économiser sur les repas : vous pouvez manger dans des « stolovaya » un peu partout. Ce sont des cantines russes où l’on mange pour des sommes modiques ! Mon repas m’a coûté 5 € à la stolovaya du centre commercial le GOUM… et je ne me suis pas privée !

Jour 3 — départ pour Saint-Pétersbourg

Trajet réalisé ni en train ni en avion, mais en voiture. C’est parti pour 7 h de route sur cette longue autoroute quasi déserte, entourée de forêt, jusqu’à Saint-Pétersbourg. Il se peut qu’en route vous n’ayez pas d’internet, et c’est normal : le réseau se rétablit une fois arrivé en ville.

Jour 4 — premières visites

Par où commencer ? Même si cette ville est différente de Moscou, elle reste quand même vaste.

La meilleure chose que j’ai faite ce premier jour a été de monter dans la sorte de bus touristique rouge au toit ouvert. Cette compagnie propose trois itinéraires et passe par tous les sites d’intérêt de la ville. Peut-être que vous connaissez le principe, mais vos tickets sont valables 24 h, ce qui vous laisse la possibilité de descendre à un arrêt si besoin et de remonter dans le bus suivant pour vous laisser le temps de flâner. Cette balade en bus nous a permis d’avoir un premier aperçu général de la ville sans trop se fatiguer, et de repérer les lieux qu’on voulait voir.

La forteresse Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg et sa flèche dorée vues depuis la Neva
La forteresse Pierre-et-Paul depuis la Neva. Photo : Lara

Jours 5, 6 et 7 — Peterhof, les ponts et les toits

Visites plus approfondies de Saint-Pétersbourg. Mention spéciale pour le palais de Peterhof, qui est exceptionnel ! Je n’ai jamais vu un jardin aussi beau.

La Grande Cascade de Peterhof avec ses statues dorées et ses jets d'eau
La Grande Cascade de Peterhof. Photo : Lara

Nous avons aussi pris une excursion en bateau pour voir les fameux ponts se lever à 1 h du matin. Personnellement, je ne sais pas si ça vaut réellement le coup : on devait être au moins 40 bateaux à faire la chasse aux ponts… et notre bateau était souvent mal placé, alors la visibilité n’était pas terrible.

Si vous en avez l’occasion, perchez-vous sur les toits de la ville : au coucher du soleil, ça vaut le coup !

Coucher de soleil sur les toits de Saint-Pétersbourg
Coucher de soleil depuis les toits de Saint-Pétersbourg. Photo : Lara

Jour 8 — retour à Moscou et pénurie d’essence

En route pour Moscou… et une pénurie d’essence. Des queues interminables de voitures aux stations-service vides des autoroutes, qui n’avaient pas d’autre choix que de passer la nuit dans la voiture en attendant le ravitaillement du lendemain. Pour notre part, nous avons réussi à en trouver en sortant de l’autoroute.

Jusqu’à la fin du séjour

On pose nos bagages jusqu’à la fin de notre séjour à Moscou. Il y avait tant de choses à voir ! Les monuments, les parcs (de nuit, les lumières sont très belles). Nous sommes également montés sur un bateau pour admirer la ville au coucher du soleil.

La statue de Pierre le Grand au bord de la Moskova au coucher du soleil
La statue de Pierre le Grand au coucher du soleil. Photo : Lara
Fontaine illuminée avec des statues dorées dans le parc VDNKh de Moscou, la nuit
Une fontaine de VDNKh, la nuit. Photo : Lara

Autre chose que je conseille, c’est d’assister au spectacle de danse folklorique russe Kostroma : deux heures de spectacle retraçant toutes les époques de ce pays. Nous avons passé une superbe soirée !

Danseuses en costume traditionnel et kokochnik sur scène pendant le spectacle Kostroma à Moscou
Le spectacle de danse folklorique Kostroma. Photo : Lara
La façade illuminée du GOUM et la Place Rouge de Moscou la nuit sous la pluie
Le GOUM et la place Rouge la nuit. Photo : Lara
Les gratte-ciel de Moscow City illuminés la nuit, vus depuis la rivière
Les gratte-ciel de Moscow City. Photo : Lara

Sécurité et enregistrement

De manière plus générale, tout au long de mon séjour je me suis largement sentie en sécurité : pas de situation anxiogène, encore pas mal de touristes. Les locaux ne vous dévisagent pas, même si on sent de la curiosité chez certains. On se sent même accueillis par d’autres. Pas de problématique particulière rencontrée au retour non plus.

J’ai appris trop tard que mes hôtes auraient dû m’enregistrer sous un certain délai. Ça m’a un peu inquiétée, mais je n’ai eu aucun commentaire là-dessus à l’aéroport.

Tu as voyagé en Russie récemment et tu aimerais partager ton expérience ? Raconte-moi ton voyage ici et je le publierai dans cette rubrique, avec ton nom ou de façon anonyme, comme tu préfères. Ce sont les récits comme celui de Lara qui aident vraiment ceux qui préparent leur propre voyage.

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